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Scène 1
Raistlin
PostPosted: Mon 30 Jan - 13:53 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 19 Nov 2011
Posts: 57
Localisation: Ilium
Masculin Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent
Nom du personnage: Alessa Calvini

Il est mignon le masqué. Son humour me plait.

Alessa n'était pourtant pas d'humeur à rire. Elle ne répondit pas à Asha.
Sa sœur à côté d'elle est mal à l'aise. Pas étonnant dans cette ambiance.

A son tour elle s'avança et prit la parole. Elle ne haussa pas la voix, conservant un visage serein. Elle avait cette assurance de celles qui ont l'habitude d'être écoutées et respectées, certainement due à son rang social. Et pourtant, il y avait quelque chose de désagréable dans sa voix, un ton déçu et désapprobateur, un timbre trop froid pour vraiment refléter le calme qu'elle affichait.

- Gardez votre cynisme et vos sarcasmes pour d'autres lieux, et devant d'autres personnes, s'il vous plait. Nous sommes dans un monastère, et devant une mater.

Un court silence. Alessa ne laisse pas le temps à qui que ce soit de reprendre la parole.

- Signora Mattiuzi, si éventuel criminel il y a, on ne tue pas deux membres de notre Chiesa sans s'attendre à de sévères représailles, tant humaines que spirituelles. Si c'est de meurtres qu'il s'agit, les responsables s'attendront forcément à une réponse proportionnée à leur attaque. Et si c'est pour votre identité que vous vous inquiétez, le port d'un masque tel celui de signore Silvio devrait suffire à empêcher quiconque de vous identifier.

Elle se tourne vers les concernés, leur adressant un sourire amical et complice.

- Quoiqu'il en soit, nous avons nos ordres. Inutile de faire perdre davantage de temps à la Mater.

A nouveau, elle se tourne quelque peu, se positionnant face à la Mater.

- Mater Maria, pourriez-vous nous indiquer le chemin menant aux corps de Pettinengo et Sovagna ? Il est temps d'inspecter à notre tour ces dépouilles, et de rencontrer votre "connaissance". D'ailleurs pourrions-nous connaitre l'identité de cette dernière ?

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L'agonie, c'est l'art de rester sur sa fin.


Last edited by Raistlin on Tue 31 Jan - 12:10 (2012); edited 1 time in total
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Dreanyth
PostPosted: Wed 1 Feb - 21:35 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
Posts: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Alors que Philippo entendit la serrure s'activer, sa main s'était naturellement rapproché de son scalpel sans pour autant être facile à détecter. La lame étant particulièrement bien affutée, cet instrument restait l'une des armes les plus efficaces que l'homme en noir possédait ... bien qu'il n'ait pas besoin d'autre chose, au final. Pourquoi un tel mouvement ? Nul doute que ses nerfs, même s'ils étaient reposé, s'étaient forgé une nouvelle rapidité après ce qui s'était passé à son précédent laboratoire. D'ailleurs en parlant de laboratoire, le Dottore était plutot intéressé par celui de ce temple. Nul doute que le fanatisme Sélénite était assez intelligent pour comprendre que la science était, de loin, le meilleur instrument pour s'assurer d'avoir la main mise sur le futur. Quand on pense que certains traitent le Dottore comme un hérétique, un monstre et un dément ...

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas des fanatiques qui passèrent la porte. D'un regard en coin, faisant mine de regarder le cadavre, caché derrière les verres de son masques, Philippo analysa chacune des personnes entrant dans la pièce. La Mater, il avait eu le temps de la détailler lors de leur premier entretien, toutefois les deux jumelles étaient intéressantes.

*Leur similarité est une chose étonnante que je n'ai jamais eu l'occasion d'expliquer. Trouver des jumeaux morts de la même manière et en même temps pour les étudier était bien trop rare. Et il n'espérait pas avoir à disséquer ces jeunes filles aussitot dans leur vie, ce serait bien trop dommage*

*Que cela ne nous fasse pas oublier de récupérer les corps si cela se produit*

*Evidemment ... En tout cas, elles semblent particulièrement proches, presque comme s'il était impossible de les séparer, à l'image de certains oiseaux. Dépériraient elles si on les séparait trop longtemps ? hmm nous verrons si l'occasion de tester cette théorie se présente, bien qu'elle me semble fantasque*

*La fantaisie te manque-t-elle à ce point ?*

*Les besoins de mon corps ne se font pas encore sentir, merci de t'en soucier*

*Celle qui vient d'entrer pourrait réveiller ce besoin, non ?*

*Une peau d'ébène magnifique, age estimée entre 35 ou 40 ans ... physique entretenu et robe parfaitement taillée. Elle semble parfaitement capable d'user d'artifice pour masquer son age et ses imperfections. Tapons plutot entre 40 à 45 ans. Elle est fine et semble souple dans ses mouvements, peut être une monte en l'air caché sous des atours de noble ...*

*Ohh un amateur de masque*

*Mais celui ci n'est pas un médecin. Son corps est trop exposé. Il joue une parodie, tente surement de se faire passer pour effrayant ou mystérieux. Le mystère serait il une armure pour mieux éviter qu'on se pose trop de question sur lui ? Absurde, le mystère attire bien trop les esprits affutés. Soit cet homme manque de jugeote, soit il tend le baton pour se faire battre volontairement*

*Tu tends donc toi aussi le baton ?*

*Je ne le tends pas, ce n'est qu'une condition à mon métier nécessitant une condition vestimentaire particulière. En parlant d'effet secondaire professionnel, je vois un peu d'encre sur le doigt de ce frêle Thémessien. Un métier de lettré, de toutes évidences. Son apparence laisse entendre une personne peu adapté pour le combat. Se méfier tout de même, on est jamais trop surpris par les apparences*

*En parlant d'apparence*

*Ah oui les politesse d'usage, quelle corvée continuelle ...*

Alors que la mater lui fait signe, Philippo lève sa main pour saluer en silence, montrant aussi par la même occasion le scalpel qu'il porte à la main. Cela pourrait le faire passer pour impatient de débuter cette autopsie et il n'imagine pas un instant que des gens voudrait louper un tel spectacle. Un mort sans la moindre raison, c'est une mine d'or d'information pour tout le monde, même les néophites en médecin. Mais il était vrai que certaines personnes avaient l'estomac fragile, surement une pathologie de type intestinale contrée par une exposition prolongée à de la chair à vif. A moins que ce ne soit que des petites natures. Quoiqu'il en soit, la dissection était une chose qu'il fallait faire dans l'ordre. Philippo avait déjà passé en revu le corps pour s'assurer qu'aucune trace de piqure ou plaie cutanée n'étaient présentes sur le corps. Il avait maintenant, à inspecté la langue, les yeux, les cheveux de la victime avant de se mettre à découper le torse du padre dans une incision en "Y" d'user d'une pince pour découper les cotes, et de pouvoir observer les différents organes.


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Dreanyth
PostPosted: Sun 5 Feb - 18:50 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
Posts: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Ne levant pas mon nez pointu de son travail, refusant de louper un détail par inattention, Philippo est tout de même assez poli pour répondre à Leandrel. Son hypothèse sur l'érudition était donc fondée. Cela veut dire qu'il pourrait posséder des capacités à comprendre la médecine... du moins à comprendre SA médecine. Les personnes innovants dans un domaine de manière trop brutale étant souvent taxé de fou, d'hérétiques ou de monstre, le Dottore avait déjà recu quelque critiques peu constructive en ce qui concernait ses actions.

"Monsieur Von Dunkelshatten, je n'ai pas encore eu l'occasion de me pencher sur la possibilité d'avoir un apprenti ou, du moins, un dépositaire de mes travaux. Mais si cela devait arrivé, je devrais m'assurer que cette personne soit assez compétente, avoir l'esprit assez ouvert et surtout du recul par rapport à beaucoup de chose. Si vous faites l'affaire sur ces points, je ne vois pas le moindre soucis à partager des connaissances..."

Alors que Léandrel s'avance, il se stoppe subitement faisant une parenthèses dans ses paroles, et ce malgré son ton totalement monotone, légèrement troublant :

"Si vous approchez plus près ou me donner un coup de main, il serait bon de mettre un tablier de cuir et des gants. Un corps humain perdant son intégrité dermique devient très salissant et souvent odorant"

D'un léger mouvement de tête, il montre les deux éléments susnommé dans un coin de la pièce. Laisse un petit silence avant de reprendre la conversation sans que cela ne semble le déranger.

"Quels sont les domaines que vous maitrisez, monsieur Von Dunkelshatten ?"


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Cendar
PostPosted: Sun 5 Feb - 20:39 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 15 Nov 2011
Posts: 97
Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Les choses prenaient un tournant intéressant. Un Dottore. Excellente idée. Magdalena ne craint pas la mort, elle l'a bien souvent rencontrée et c'est sans aucune hésitation qu'elle se place près du cadavre du père, du côté de sa tête, détaillant le corps d'un regard discret. L'homme de lettre s'est manifesté, dans un intérêt à la fois intéressant et en même temps déplacé mais la catin ne dit rien, Leandrel est bien le seul personnage qui ne lui est pas pour le moment antipathique.

Le docteur n'ayant pas ouvert le bec, Magdalena demeure silencieuse, elle attend la suite, observant calmement la scène, patientant le sacro-saint moment de l'incision mento pubienne.





Hrp - cela va sans dire qu'elle se tient à une petite quarantaine/cinquantaine de centimètres de la table d'opération - l'incision MP commençant par le haut du thorax, on ne va pas prendre le risque de salir la robe de la dame.
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Dreanyth
PostPosted: Sun 5 Feb - 22:39 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
Posts: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Après avoir fait les premières observations extérieures [MJ : On peut savoir s'il y a des traces quelconque extérieurement ?], Philippo commence à ouvrir la bouche de la victime tout en approchant une lumière afin de bien avoir la possibilité de remarquer des possibles lésions dans la cavités buccales, signe de réaction allergique, même minime, à une chose. Il s'assurerai que sa gorge n'est pas obstruée et surtout si elle n'est pas parsemée de bile, signe qu'une chose à voulu ressortir. Pendant cette observation, il ne manque pas de voir la belle se placer assez près sans être gênée par les possible éclaboussures. Preuve d'une connaissance des corps humains vivant, mais clairement pas des morts. Un corps mort n'a plus de pression sanguine, le sang est donc, clairement moins sensible à une propulsion. Mais la prudence était donc une qualité qu'il fallait lui reconnaitre. Leandrel, lui semblait vouloir continuer la discussion alors que le Dottore, lui n'avait toujours pas relevé la tête, bien trop concentré dans ses observation. Il n'en oubliait pas de répondre.

"La théologie ? Evidente ? Cela me semble bien contradictoire. La théologie gagne dans son coté "sujet à l'interprétation". Au final, chacun fait ce qu'il veut de la théologie. Mais votre métier de libraire, laisse sous entendre une sorte de passion pour lire. Est ce donc une supposition fondée de croire que vous ne voyez en la religion qu'un équivalent des contes et légendes qui sont si souvent raconté afin de faire comprendre une morale au commun des mortels ? Ou bien croyez vous à tout ce qui est dit dans les livres saints ?"

Dottore serait il athée alors qu'il avait toutes les raisons d'être un croyant, lui, un ténébrosi ? N'était il pas l'élu de Sélène ? N'était ce pas grace à cela qu'il avait eu ce travail ? En tout cas, son ton ne semblait guère gêné alors qu'il semblait douter des religions, et ce en présence d'une Mater et de deux prêtresses.


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Raistlin
PostPosted: Mon 6 Feb - 11:07 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 19 Nov 2011
Posts: 57
Localisation: Ilium
Masculin Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent
Nom du personnage: Alessa Calvini

Le Dottore... elle ne savait pas quoi en penser. Un nouvel homme masqué, apparemment passionné par son travail. Il avait à peine pris le temps de les saluer, ou d'apprendre leurs noms. Oh, il les avait observés, même détaillés du regard semblerait-il. Mais il n'avait pas lâché une minute son scalpel. Apparemment pressé de faire son travail, travail qu'il mettait déjà en avant dans son étrange discussion avec Laendrel. "L'esprit assez ouvert et surtout du recul par rapport à beaucoup de choses"... Qu'entendait-il par là ?
Alessa ne le lâcha pas du regard tandis qu'il échangeait avec le lettré. Le Dottore était très certainement un professionnel, mais... son discours laissait entrevoir le genre de personne pour qui la science importe bien davantage que la religion. Quelle curieuse connaissance pour la Mater Maria.

Quoiqu'il en soit, le travail sur le corps de Pettinengo la laissait indifférente : des morts et des horreurs, elle en avait eu son lot quotidien en d'autres temps.
Oui... indifférente...
C'est ce dont elle aurait aimé se convaincre. Toujours est-il que face à cette dépouille, face au médecin et à l'homme de lettres parlant avec tant de détachement avant une autopsie, face à Magdalena qui s'était approchée avec assurance, Alessa était mal à l'aise. Elle n'était pas certaine de vouloir voir ça...

Tu es une prêtresse ma jolie. Finie la vie confortable du monastère, retour au monde tel qu'il est et que tu connais : sale et répugnant. Et au milieu des gueux, des crasseux de cette basse plèbe, tu es la beauté de Sélène, tu es l'obscurité qui leur donne espoir... alors REPRENDS-TOI !

Alessa serra les dents. Asha, de sa voix enjôleuse et autoritaire, avait évidemment raison.
Viviana et elle avaient choisi d'être là. Ceci était leur épreuve : elles devaient briller, elles devaient se montrer dignes de Sélène.
Elle jeta un œil à sa sœur, puis lui sourit pour la rassurer. Se composant un visage serein, un mélange de peur et de rébellion contre cette dernière dans le ventre, elle s'avança au même niveau que Magdalena. Puis elle ne lâcha plus du regard le cadavre, silencieuse, et attendant que démarre le travail du Dottore.
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L'agonie, c'est l'art de rester sur sa fin.


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Hawg
PostPosted: Mon 6 Feb - 13:18 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 08 Sep 2011
Posts: 169
Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

Sans réelle hésitation, je m'avance. Ignorant visiblement le regard appuyé du dottore que je me contente de saluer d'un signe de tête suivis d'un

-Dottore... plus soufflé que prononcé.

Je m'arrête à quelque pas du corps, peu ému par le corps lui même, je me signe tout de même par respect.

"Oui, un type bien..."

Un type bien allongé là, dans l'impudeur absolue de la mort. Dans un moment ses humeurs mêmes seront répandues à travers la pièce, devant chacun de nous et personne ne sourcillera. Ou alors par dégout, par peur. Mais pas par pudeur. Il aurait mérité les honneurs ce type, et il est là comme un boeuf de chez Salvyni - cette délicieuse petite auberge - que l'on va préparer en carpaccio.


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Meliäa
PostPosted: Tue 7 Feb - 00:00 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
Posts: 47
Localisation: Là où vous savez.
Féminin Capricorne (22déc-19jan) 馬 Cheval
Nom du personnage: Viviana Calvini

Le silence. Le seul état dans lequel elle se sentait bien. Et alors que tout le monde s'était approché du cadavre pour observer le dottore officier, il lui avait été offert. Pour qu'elle puisse oublier le dégoût que lui apportait cette odeur de chair rance, cette odeur de mort qui lui rappelait tant de souvenirs flous et à demi-oubliés.

Vi, tu es la seule à être restée derrière. Tu va passer pour une petite nature.
Et alors, ça te pose un problème ?
Moi je disais ça comme ça mmh ...
La table et les alentours du Dottore sont déjà bondés.
Comme tu voudras.

La voix de l'ombre était emplie d'ironie et de sarcasme, comme toujours. D'amusement, pourtant, cette fois. La jeune femme fit quelques pas pour se rapprocher du groupe, mais en resta à l'écart, tout en couvant sa soeur des yeux. Elle se contenta d'observer la scène de loin, malgré les "encouragements" de son ombre. Après tout, elle n'avait pas besoin d'y aller. Alessa y était déjà.
Il lui fallait encore du silence, pour pouvoir calmer la nausée qui menaçait de la gagner à l'odeur de viande froide qu'elle respirait à chaque bouffée d'air. Pour pouvoir se porter au secours de sa soeur si jamais elle laissait paraître son désarroi. Trop longtemps avait passé. Elles s'étaient adoucies, avaient été polies par l'enseignement de prêtresse qu'elles avaient reçu, effaçant les angles acérés des fillettes de jadis. Et cela ne lui plaisait pas.

Pourtant tu n'as pas le choix, ma chérie ...
Amren ...
Bon, bon.

Son ton joyeux lui arracha un demi sourire. La nausée la quittait. Elle reprit un air neutre et digne, et attendit, écoutant tout, observant tout.


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Dreanyth
PostPosted: Wed 8 Feb - 15:24 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Mis à part, un petit "hmm" quand il observait la bouche du macchabée, Philippo ne dit vraiment rien de plus, son visage, et par extension ses expressions, totalement cachés par son masque de corneille. La recherche basique se fut de manière presque mécanique, et rodé à la perfection. Une rigueur bien particulièrement permettant de regarder tout le corps et de trouver des petits détails. Une fois l'extérieur passé au crible, il prit son scalpel et, tel un peintre commencant un tableau de maitre, fit sa première entaille. La chair était encore molle, grace à la parfaite conservation du cadavre. Pas le moindre sang ne coule, et pour cause, celui ci est transformé en une sorte de mélasse sombre et visqueuses. Un petit bruit de gaz s'échappa de la première coupe, signe que la décomposition avait tout de même commencée. Le temps ne s'arrête pas, même pour les cadavres, au mieux on peut le ralentir un peu.

Ouvrant le corps d'une magnifiques incision en "Y", Dottore montra une certaine dextérité dans l'autopsie mais aussi un respect plutot minime pour la dépouille. Celle ci étant presque reléguée à une sorte de boucherie, avec des règles bien sûr mais celle ci concernaient les outils. D'ailleurs, en parlant d'outils. Dottore souleva une sorte de draps où l'on pouvait voir des instruments que l'on pensait provenir d'une menuiserie plutot que d'une salle d'embaumement. Après avoir bien écarté les pans de la peau et fixé sur le bord de la table à l'aide d'aiguille, les mains déjà souillé par le sang se mirent à attrapé une pince plutot grande avec une tête petite (avec un grand bras de levier). D'un mouvement expert, le docteur s'attaquent à chacune des cotes, les faisant presque croustiller à chaque coup de pince. Une fois toutes les cotes coupée, il retira le sternum en devant user de ses deux mains provoquant un bruit de succion plutot horrible.

A ce moment, on voyait clair dans le macchabée, littéralement. Toutes les entrailles étaient là. Maintenus en place grace à un début de rigidité cadavérique, prisonnier d'une sorte de gelée qu'était le sang du prêtre. Mais Dottore n'avait pas fini, il devait examiner les organes, un par un pour détecter celui qui avait tué le pauvre homme. A l'aide d'une lame un peu plus longue, il trancha le coeur après avoir ponctionné un échantillon de sang. Si un poison était encore là dedans, il était forcément dans le coeur. Puis il le retira, pour le poser sur une autre table. Il retira alors les poumons, le fois, le pancréas, l'estomac dont il vida le contenu dans une sorte de jarre, les reins, les organes génitaux, ... histoire que le torse soit littéralement vide.

Vint alors la dissection des organes. Cela faisait presque 30 minutes que le docteur faisait son office et l'odeur de mort devenait gênante. Pourtant la main de Philippo ne tremblait pas le moins du monde. Ouvrant les organes un par un, il chercha le moindre indice sur les chairs du pauvre homme avant de se relever et de relancer un "hmm". Il resta devant le cadavre vide, interdit, concentré. Sa concentration sembla durer une éternité, un peu comme un bricoleur devant un puzzle de pièces de bois. Mais un docteur de sa trempe savait bien comment remettre les organes dans le corps. Qu'est ce qui pouvait bien le troubler. Il fallait pousser les recherches plus loin. Il reprit le scalpel et entailla la peau du cadavre au niveau du cou. Ecorchant presque le corps du prêtre comme on retire la peau d'un lapin. L'espace d'un instant, on aurait pu croire qu'il allait littéralement arracher le visage du cadavre, mais il s'arrêta en haut de la gorge et commenca à inciser pour chercher à récupérer la trachée. Le truc était que récupérer cette dernière n'était guère aisée. Une fois une portion retirée, il la regarda à la lumière pour s'assurer d'une chose.

"Intéressant" dit il finalement


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Calembreloque
PostPosted: Sat 11 Feb - 14:38 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Incarnation du Maelström


Joined: 08 Sep 2011
Posts: 152

La tension dans l'atmosphère, plus que palpable, est quasiment solide. La précision clinique des gestes du Dottore, couplée à l'apparence du laboratoire - simulacre de sépulture, somme toute - glace le temps et l'espace tout pareil. Le silence ne s'entrecoupe que de bruits peu ragoûtants : reliques écœurantes de ce qu'il reste de Pettinengo et claquement du métal sur le carrelage de la table d'autopsie. Le Dottore est concentré, absorbé dans sa tâche : il ne semble pas percevoir les organes, les entrailles et les fluides pour ce qu'ils sont, mais comme de simples briques élémentaires à séparer.

Le groupe s'est légèrement éloigné, plus ou moins consciemment, au fur et à mesure. Même les ombres, pourtant indifférentes à ce genre de considération bassement biologiques, semblent s'être ratatinées dans les coins de la pièce.

Chacun semble hypnotisé par le spectacle qui se joue devant eux. Le dégoût est certes présent, mais enveloppé d'une couche de curiosité quelque peu malsaine, et le tout façonne diverses réactions. La Mater, sous une apparence relativement stable, semble néanmoins peu assurée ; ses mains tremblent, et quelques veines fatiguées apparaissent sur son front. Le Signore Silvio, habituellement tout en bravade, reste solennel et (pour autant qu'on puisse en juger) concentré, bougeant à peine. Léandrel et Magdalena, dont la peau d'ébène dissimule une possible lividité de visage, restent eux aussi interdits ; Léandrel, en particulier, a le souffle court et semble la proie d'un conflit intérieur. Au moment de l'extraction des poumons, il recule légèrement, toussote pour reprendre une contenance et s'éponge discrètement le front et les joues.
Les deux jumelles, cette fois-ci, se distinguent : l'une (Viviana ? Alessa ?) accuse le coup avec un calme qui se ressent jusque dans ses épaules, qui restent droites, bien que tremblotantes ; l'autre (Alessa ? Viviana ?), qui pourtant semblait accepter la situation, semble soudain rapetisser, alors que ses genoux abandonnent soudainement leur fonction. D'un arc-réflexe salvateur, elle recule violemment et se laisse tomber sur un banc collé au mur, agitée de faibles spasmes. Ses jambes vibrent plus qu'elles ne tremblent, et son teint est encore plus blanc qu'habituellement, si toutefois c'est possible. Elle ferme les yeux un moment, recherchant une respiration régulière, et ses lèvres se tordent en une grimace mal contenue. De la sueur perle à son front, et elle s'essuie frénétiquement le visage de ses mains encore mal assurées.

Le Dottore n'a visiblement rien remarqué.


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Dreanyth
PostPosted: Sun 12 Feb - 23:50 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le portions de trachée en main, Philippo se coupe pour la déplier et montrer l'intérieur comme si c'était un simple morceau ordinaire de peau de bête ou de bois. Il fit signe à Leandrel de s'approcher et approcha une lanterne disposant d'une sorte de miroir bombé pour projeter plus de lumière dans une direction. Il montre alors des petites signes, comme des petites cloques ou des brulures difficiles à repérer de prime à bord. Il fallut presque une loupe pour les voir.

"La cause de la mort est due à une asphyxie. Un gaz corrosif semble il. Celui ci a laissé des traces dans la trachée et à brulé les bronchioles des poumons"

Comme pour montrer à ces assistants sa découverte, il utilisa des épingles pour bien tenir la trachée ouvertes et posée sur la table avant de prendre l'un des poumons et de à l'endroit de sa découpe

"On voit ici que ces dernières ont été calcinées. Privée de possibilité de fournir de l'air au corps, celui ci est surement tombé d’inanition. Il n'y a aucune trace de violence ou d'une quelconque trace de douleur. Peu de douleur semble avoir été provoqué, au plus une légère irritation. Ma première hypothèse est que le gaz a attaqué doucement les poumons de la victime le faisant tombé dans une inconscience avant de terminer son travail tranquillement, mettant fin à la vie de cet homme. Si je devais commencer des recherches se serait sur les lieux où le corps a été retrouvé. Il y a de nombreux réactifs qui peuvent se déclencher par du feu ou simplement par un mélange chimique. Etant donné la profession de la victime, je conseille de vérifier l'encens que celui ci utilise"

Alors qu'il explique, presque comme un professeur, le Dottore voit que l'assistance ne semble pas aussi stoique que lui dans la situation actuellement. Ses yeux passent sur chacune des personnes présentes avant de voir celle qui est assise sur un banc, légèrement tremblotante.

"Pour ceux qui auraient des problèmes, je vous conseille de prendre une racine sucrée qu'il y a sur la table du fond et de passer un peu de baume sur un mouchoir que vous passerez sur votre visage ... Je ne savais pas que vous étiez tous des novices, méa culpa ... où en étais ? ... ah oui, les traces sur le corps, j'ai noté une coloration étrange au niveau des lèvres. Je n'ai pas d'explication sur celle ci. Je vais voir s'il y a quelque choses sur celle ci, un reliquat, peut être"

Usant d'un papier absorbant, le Dottore tente de vérifier s'il reste un quelconque relevé chimique sur les lèvres de la victime


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Cendar
PostPosted: Mon 13 Feb - 00:05 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 15 Nov 2011
Posts: 97
Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Un corps mort est un corps mort... Il est nauséabond, rigide, froid, absent. Un corps mort est un corps dérangeant... Mais cela reste un corps. Si Magdalena compatit au sort de la carcasse du padre qui risque de porter à jamais le stigmates de cette nuit, elle n'en demeure pas moins de marbre. Erza s'est endormie d'ennui... Les choses sont d'un banal consommé. A l'annonce du diagnostic, du rapport, la tenebrosa et son ombre semblent s'éveiller, attentives. Un gaz.

Autour d'elle, certaines âmes paraissent avoir difficilement encaissé l'autopsie. La catin ne s'en préoccupe même pas, contemplant le cadavre et son docteur. Alors que le médecin se penche sur les lèvres du Prêtre pour en essuyer le reliquat, Magdalena bouge avec une certaine vivacité et une forme de souplesse nonchalante tout à fait contradictoire. La femme suspend le geste du médecin d'une main légère, arrêtant le dottore à quelques millimètres des lèvres bleutées.

- Permettez...

Elle lâche la main du docteur avec douceur et s'approche du visage du défunt. Ses yeux se plissent sous la concentration.

- Il se pourrait qu'il s'agisse là d'un obscur procédé de prostituées. Elles utilisent parfois quelques baumes labiaux qui épousent parfaitement les lèvres de leur victime, comme c'est le cas ici, et transmettent un poison puissant... Mais cela n'est jamais qu'une hypothèse parmi tant d'autres, une piste tout au plus.

Erza rit doucement. Comme la putain parle bien des actes qu'elle a elle même pu commettre par le passé. Magdalena recule élégamment de quelques pas pour rendre son espace de travail au Dottore.

- Je vous laisserai juger de tout cela... Vous êtes le médecin, après tout...

Quand bien même l'autopsie en elle-même a paru barbare, elle n'est jamais que l'oeuvre de son maître.

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Dreanyth
PostPosted: Mon 13 Feb - 17:35 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Joined: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le masque du Dottore se tourne vers le Magdalena qui s'était approché pour faire avancer le débat. Il l'écoute, impassible dans son absence de visage avant de répondre à la remarque.

"Un application d'un poison s'infiltrant dans la peau est possible, mais il faudra que je puisse analyser le sang. Une ou deux corneilles feront l'affaire. Toutefois, il est peu probable qu'un tel poison puisse s'attaquer de la sorte aux poumons. Si c'est bien un poison qui fut posé sur ses lèvres, ce n'est pas lui qui a causé la mort à mon avis. La logique serait plus sur une combinaison de méthode. Un anesthésiant pour immobiliser l'homme et un gaz nocif pour le tuer sans tache"


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Hawg
PostPosted: Wed 15 Feb - 13:55 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

*Qu'est ce que je disais? Du dégout, pas de la pudeur...*

Doucement et sans faire de bruit, comme pour ne pas réveiller le mort, je m'approche un peu plus de la table et me penche par dessus l'épaule du Dottore.

-Un sédatif pour l'endormir et un gaz pour le tuer? C'est cohérent. Le plus simple aura surement été de bourrer le poêle de bois de chauffe et de boucher son évacuation. Ne me demandez pourquoi ces fumées là tuent, je n'en sais rien ; mais je sais qu'elles le font.


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Dreanyth
PostPosted: Wed 15 Feb - 14:30 (2012)  Scène 1 --> Reply with quote

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Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le bruit venant de par dessus l'épaule du docteur ne manqua pas de lui provoquer un réflexe que seuls ceux qui étaient face à lui pouvaient voir. Avec une assez bonne maitrise, le scalpel à lame longue se placa en garde inversée. Il suffirait que Philippo se retourne pour faire une autopsie pré mortem. Mais il se souvenait que les personnes étaient sensée être de confiance d'après la Mater, il se controla, ne provoquant au final qu'un silence avant de répondre.

"Le bois de chauffe risquait de mettre le feu à la maison et l'odeur aurait permis de camoufler le crime, ce que les personnes ayant utilisé cette technique ne veulent pas. La mort du prêtre est un message, au culte de Sélène à mon avis. Il a pour but d'intimider, de rendre paranoïaque voir de manipuler. Cela donne un petit coté "punition divine" pouvant tout de suite influer sur le moral des fidèles"


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