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Tav'
MessagePosté le: Dim 12 Fév - 22:51 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 14 Nov 2011
Messages: 64
Masculin Bélier (21mar-19avr)
Nom du personnage: Leandrel von Dunkelschatten

La question du dottore s’était effacée sans réponse lorsqu’il avait commencé son autopsie, Leandrel estimait qu’une telle pique se devait d’être défendue autour d’une table partageant une bouteille de vin plutôt qu’un cadavre déjà odorant.

Confiant, il s’était approché à proximité du docteur afin d’avoir ses mêmes constats en prenant toutefois le soin de ne le gêner en aucuns points. Cependant, lors de l’ouverture du torse de l’homme, Leandrel éprouva une bouffée de chaleur inattendue le forçant à libérer son attention. Il se recula puis prit le temps de retrouver une certaine aisance mais alors qu’il relevait les yeux, le malaise se ravivait.
L’opération sembla durer des heures, heures pendant lesquels Leandrel resta immobile la tête baissée cherchant au sol le moindre détail sur lequel reporter son attention.

« Les choses sont bien différentes lorsqu’elles sont racontées » se moralisa t’il en se remémorant les quelques ouvrages de médecine qu’il avait eu l’occasion de lire.

Malgré le peu de confort que lui procurait la situation, il nota tout de même la réaction du docteur. L’idée que tout cela puisse se terminer lui fit l’effet d’une bouffée d’air frais un jour d’été. Tournant la tête afin de voir Philipo du coin de l’œil sans pour autant distinguer les restes du corps, Leandrel s’empressa de l’en interroger d’un tremblant « Qu’avez-vous découvert ? ».


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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 22:51 (2012)  Publicité -->






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Dreanyth
MessagePosté le: Dim 12 Fév - 23:50 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le portions de trachée en main, Philippo se coupe pour la déplier et montrer l'intérieur comme si c'était un simple morceau ordinaire de peau de bête ou de bois. Il fit signe à Leandrel de s'approcher et approcha une lanterne disposant d'une sorte de miroir bombé pour projeter plus de lumière dans une direction. Il montre alors des petites signes, comme des petites cloques ou des brulures difficiles à repérer de prime à bord. Il fallut presque une loupe pour les voir.

"La cause de la mort est due à une asphyxie. Un gaz corrosif semble il. Celui ci a laissé des traces dans la trachée et à brulé les bronchioles des poumons"

Comme pour montrer à ces assistants sa découverte, il utilisa des épingles pour bien tenir la trachée ouvertes et posée sur la table avant de prendre l'un des poumons et de à l'endroit de sa découpe

"On voit ici que ces dernières ont été calcinées. Privée de possibilité de fournir de l'air au corps, celui ci est surement tombé d’inanition. Il n'y a aucune trace de violence ou d'une quelconque trace de douleur. Peu de douleur semble avoir été provoqué, au plus une légère irritation. Ma première hypothèse est que le gaz a attaqué doucement les poumons de la victime le faisant tombé dans une inconscience avant de terminer son travail tranquillement, mettant fin à la vie de cet homme. Si je devais commencer des recherches se serait sur les lieux où le corps a été retrouvé. Il y a de nombreux réactifs qui peuvent se déclencher par du feu ou simplement par un mélange chimique. Etant donné la profession de la victime, je conseille de vérifier l'encens que celui ci utilise"

Alors qu'il explique, presque comme un professeur, le Dottore voit que l'assistance ne semble pas aussi stoique que lui dans la situation actuellement. Ses yeux passent sur chacune des personnes présentes avant de voir celle qui est assise sur un banc, légèrement tremblotante.

"Pour ceux qui auraient des problèmes, je vous conseille de prendre une racine sucrée qu'il y a sur la table du fond et de passer un peu de baume sur un mouchoir que vous passerez sur votre visage ... Je ne savais pas que vous étiez tous des novices, méa culpa ... où en étais ? ... ah oui, les traces sur le corps, j'ai noté une coloration étrange au niveau des lèvres. Je n'ai pas d'explication sur celle ci. Je vais voir s'il y a quelque choses sur celle ci, un reliquat, peut être"

Usant d'un papier absorbant, le Dottore tente de vérifier s'il reste un quelconque relevé chimique sur les lèvres de la victime


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Cendar
MessagePosté le: Lun 13 Fév - 00:05 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 15 Nov 2011
Messages: 97
Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Un corps mort est un corps mort... Il est nauséabond, rigide, froid, absent. Un corps mort est un corps dérangeant... Mais cela reste un corps. Si Magdalena compatit au sort de la carcasse du padre qui risque de porter à jamais le stigmates de cette nuit, elle n'en demeure pas moins de marbre. Erza s'est endormie d'ennui... Les choses sont d'un banal consommé. A l'annonce du diagnostic, du rapport, la tenebrosa et son ombre semblent s'éveiller, attentives. Un gaz.

Autour d'elle, certaines âmes paraissent avoir difficilement encaissé l'autopsie. La catin ne s'en préoccupe même pas, contemplant le cadavre et son docteur. Alors que le médecin se penche sur les lèvres du Prêtre pour en essuyer le reliquat, Magdalena bouge avec une certaine vivacité et une forme de souplesse nonchalante tout à fait contradictoire. La femme suspend le geste du médecin d'une main légère, arrêtant le dottore à quelques millimètres des lèvres bleutées.

- Permettez...

Elle lâche la main du docteur avec douceur et s'approche du visage du défunt. Ses yeux se plissent sous la concentration.

- Il se pourrait qu'il s'agisse là d'un obscur procédé de prostituées. Elles utilisent parfois quelques baumes labiaux qui épousent parfaitement les lèvres de leur victime, comme c'est le cas ici, et transmettent un poison puissant... Mais cela n'est jamais qu'une hypothèse parmi tant d'autres, une piste tout au plus.

Erza rit doucement. Comme la putain parle bien des actes qu'elle a elle même pu commettre par le passé. Magdalena recule élégamment de quelques pas pour rendre son espace de travail au Dottore.

- Je vous laisserai juger de tout cela... Vous êtes le médecin, après tout...

Quand bien même l'autopsie en elle-même a paru barbare, elle n'est jamais que l'oeuvre de son maître.

_________________





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Dreanyth
MessagePosté le: Lun 13 Fév - 17:35 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le masque du Dottore se tourne vers le Magdalena qui s'était approché pour faire avancer le débat. Il l'écoute, impassible dans son absence de visage avant de répondre à la remarque.

"Un application d'un poison s'infiltrant dans la peau est possible, mais il faudra que je puisse analyser le sang. Une ou deux corneilles feront l'affaire. Toutefois, il est peu probable qu'un tel poison puisse s'attaquer de la sorte aux poumons. Si c'est bien un poison qui fut posé sur ses lèvres, ce n'est pas lui qui a causé la mort à mon avis. La logique serait plus sur une combinaison de méthode. Un anesthésiant pour immobiliser l'homme et un gaz nocif pour le tuer sans tache"


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Hawg
MessagePosté le: Mer 15 Fév - 13:55 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 08 Sep 2011
Messages: 169
Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

*Qu'est ce que je disais? Du dégout, pas de la pudeur...*

Doucement et sans faire de bruit, comme pour ne pas réveiller le mort, je m'approche un peu plus de la table et me penche par dessus l'épaule du Dottore.

-Un sédatif pour l'endormir et un gaz pour le tuer? C'est cohérent. Le plus simple aura surement été de bourrer le poêle de bois de chauffe et de boucher son évacuation. Ne me demandez pourquoi ces fumées là tuent, je n'en sais rien ; mais je sais qu'elles le font.


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Dreanyth
MessagePosté le: Mer 15 Fév - 14:30 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le bruit venant de par dessus l'épaule du docteur ne manqua pas de lui provoquer un réflexe que seuls ceux qui étaient face à lui pouvaient voir. Avec une assez bonne maitrise, le scalpel à lame longue se placa en garde inversée. Il suffirait que Philippo se retourne pour faire une autopsie pré mortem. Mais il se souvenait que les personnes étaient sensée être de confiance d'après la Mater, il se controla, ne provoquant au final qu'un silence avant de répondre.

"Le bois de chauffe risquait de mettre le feu à la maison et l'odeur aurait permis de camoufler le crime, ce que les personnes ayant utilisé cette technique ne veulent pas. La mort du prêtre est un message, au culte de Sélène à mon avis. Il a pour but d'intimider, de rendre paranoïaque voir de manipuler. Cela donne un petit coté "punition divine" pouvant tout de suite influer sur le moral des fidèles"


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Raistlin
MessagePosté le: Dim 4 Mar - 11:16 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 19 Nov 2011
Messages: 58
Localisation: Ilium
Masculin Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent
Nom du personnage: Alessa Calvini

La beauté de Sélène, ha ha ha !

Asha s'esclaffait, condescendante, tandis qu'Alessa tentait de retrouver son souffle. Un véritable combat avec elle-même faisait rage, entre l'envie de vomir et celle de garder ce qui lui restait de dignité. En dehors du Dottore, personne n'avait, semblerait-il, fait attention à son malaise.
Les mots de ce dernier mirent un certain temps à s'imprégner dans l'esprit embrumé de la prêtresse, mais après quelques secondes d'analyse et de longues respirations plus ou moins saccadées, elle finit par avoir le déclic.
Jetant un œil à sa sœur, elle hésita à aller lui demander d'aller chercher pour elle lesdites racines, n'étant pas certaine d'avoir la force de se maintenir sur ses deux jambes.

Et bien alors, ma petite prêtresse chérie ne tient plus debout ? Le monastère t'a vraiment ramollie, tu étais bien plus étincelante de beauté lorsque tu rampais dans la fange, petite chose...

Encore une fois, Alessa ne releva pas, ne répondit pas. Parce qu'elle n'aurait pas la patience de se lancer dans une joute verbale avec son ombre, et parce qu'elle savait que cette dernière avait raison.
Forçant sur ses jambes, Alessa s'obligea à rejoindre par elle-même la table du fond afin d'appliquer les conseils du Dottore. Gardant une oreille distraite sur les échanges et théories du groupe, elle ne se sentait néanmoins pas la force d'y participer pour le moment.


_________________
L'agonie, c'est l'art de rester sur sa fin.


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Dreanyth
MessagePosté le: Jeu 15 Mar - 00:39 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Après quelques instant de réflexion, les yeux invisibles du Dottore se portent sur Leandrel.

"Dites, moi, Signore Leandrel, vous m'avez dit vouloir apprendre de cette discipline, non ? Ce poison, me dit quelque chose sans pour autant arriver à remettre le doigt dessus. J'ai vu une chose similaire dans certains livres sur les poisons. Je suis sûr que ce n'est pas un livre sur les poisons conventionnels. Si vous connaissez un libraire dans la ville susceptible de trouver des ouvrages ... disons sensible, ce serait un bon endroit où commencer ... Ah là là, si ma bibliothèque et mon laboratoire n'avait pas été brulé je suis sûr que j'aurais pu vous donner la réponse ... comme quoi le confort tiens à peu de chose, n'est ce pas ?"

C'est alors que le masque de Philippo se tourna brusquement vers Magdalena. Son apparence et la flamme dansant sur son visage lisse et sans expression pouvait mettre mal à l'aise bien des gens. Sa voix perça alors le masque d'un ton plus sec.

"D'ailleurs en parlant de confort, je n'apprécie guère d'avoir des contacts physiques sans que je ne l'autorise. Gardez vos mains loin de moi, si cela ne vous dérange pas"


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Tav'
MessagePosté le: Dim 18 Mar - 23:59 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 14 Nov 2011
Messages: 64
Masculin Bélier (21mar-19avr)
Nom du personnage: Leandrel von Dunkelschatten

Le malaise de Leandrel était passé. Alors que la conversation se faisait sur la cause de la mort, son intérêt pour les connaissances de chacun se ravivait.
Lorsque le dottore lui demanda pour le poison, sa réaction fut immédiate, trop heureux et impatient de pouvoir en apprendre davantage, il laissa Philipo régler ses comptes avec Magdalena puis enchaina.

"Navré d’apprendre que les flammes ont eu raison de vos ouvrages, peu de choses ont autant de valeur aux yeux d’un homme que sa propre bibliothèque. Que vous y trouviez votre confort ne me fait que plus vous apprécier.

Je n’ai pas les contacts qui pourraient nous être utiles ici. Cependant, je ne suis pas venu les mains vides, j’ai amené avec moi quelques ouvrages dans lesquels nous pourrions peut être trouver quelques informations. Mais si comme vous le dites, nous cherchons quelque chose de sensible, je doute que nous y trouvions notre bonheur, non, mais après tout, nous sommes à Clémence ! Chaque livre en ce monde rêve de finir ses jours dans la bibliothèque de la capitale, que la lumière m’abandonne si je n’y trouve rien !

Mais qu’entendez vous exactement par sensible ?"


Dernière édition par Tav' le Lun 19 Mar - 17:55 (2012); édité 1 fois
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MSN
Dreanyth
MessagePosté le: Lun 19 Mar - 00:09 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le masque du Dottore se retourna vers Leandrel qui semblait tout de suite plus dans son élément lorsqu'on discutait d'ouvrage et non de la manière de décortiquer un corps pour en trouver des indices. Allez savoir pourquoi... Sa voix ne changeait pas cependant, toujours ce même ton monotone et presque insensible ornait chacun de ses mots.

"Tout les ouvrages ne sont pas acceptés dans notre monde. La médecine elle même a eu du mal à se faire une place dans les bibliothèques des érudits et aujourd'hui encore, certains ouvrages seraient difficiles à trouver comme les livres de "De Cadaveribus", "De Post-Mortem Studiis" et "Ars Apertis", livre référence dans les domaines de l'autopsie. La connaissance est un pouvoir, une arme, et plus encore lorsqu'il s'agit de la connaissance des poisons, je pense donc que si nous devions trouver des ouvrages sur le poison qui nous intéresse il faudrait regarder dans des collections privés, dans des librairies d'ouvrages rares, ou encore des revendeurs avec de bon contact avec Necris. Nous pourrions aussi aller prendre conseil auprès de la Guilde des Embaumeurs"


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Cendar
MessagePosté le: Jeu 22 Mar - 12:29 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 15 Nov 2011
Messages: 97
Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Magdalena sourit doucement à la remarque vive et chronologiquement chaotique et peu appropriée du docteur... Un esprit tourmenté, semble-t-il... Elle pourrait... 

 
*Magdalena, sois gentille, pour une fois...* 

 
Pour une fois. Les discussions battent leur plein sans que la Tenebrosa en relève vraiment l'essence jusqu'à ce que le sujet de la bibliothèque et de la Guilde des Embaumeurs ne soit soulevé. Elle s'éveille doucement et prend la parole sans brusquerie aucune. 

 
- Excusez-moi messieurs de vous interrompre dans vos pérégrinations mais est-il vraiment nécessaire que nous partions à 6 explorer une bibliothèque et rencontrer une Guilde alors qu'il y a encore tant à faire? Je serais d'avis de nous séparer au moins en deux groupes voire en trois afin d'avancer un peu et de s'aménager des pistes d'enquête. Nous pourrions nous retrouver plus tard afin d'échanger nos diverses découvertes? 

 
Et si personne ne fait confiance à personne en ces murs, force est d'avouer que plus le temps passe plus les criminels disposent de temps pour effacer leurs traces. 

_________________





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Calembreloque
MessagePosté le: Mer 11 Avr - 21:20 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Incarnation du Maelström


Inscrit le: 08 Sep 2011
Messages: 185

La Mater observait les échanges, un sourire se dessinant graduellement sur son visage.

"Très bien", interrompit-elle.

Les regards du groupe se tournèrent vers elle, comme s'ils venaient de se souvenir de sa présence.

"C'est ce que je voulais. Des échanges d'idées, des parcours différents qui amènent des propositions différentes."

Elle saisit le drap blanc posé aux côtés du cadavre, et entreprit de recouvrir le corps.

"Il semblerait que nous en ayons terminé ici. Permettez…", disait-elle en s'avançant jusqu'au visage du Père, bousculant ainsi le Dottore et la Thémésienne.

"Je vois que vous avez commencé à élaborer un plan, aussi vais-je vous laisser repartir d'ici peu. Après tout, mes vieux os ne seraient que de faibles atouts dans vos recherches…"


Ce faisant, elle commença à sortir de la pièce, se dirigeant vers l'escalier. Le groupe, respectueux, suivit. La Mater et son cortège traversèrent les mêmes corridors, les mêmes couloirs, et retombèrent dans la bibliothèque. Au beau milieu, appuyé sur une table en chêne, se trouvait un jeune homme visiblement nerveux. Voyant la compagnie arrivée, il sursauta, se jeta devant la Mater et se mit à bafouiller.

- "Mater ! P-pardonnez-moi de vous déranger, mais…"
Il reprit son souffle. "I-Il semblerait que, enfin, quelque chose de terrible est arrivé !
- Selena Misericordiae ! Que se passe-t-il encore ?
- La… La Chapelle, Mater. Le mur de la Chapelle. Il a été… Souillé.
- Souillé ? Que voulez-vous dire ?
- J… Padre Qualcuno m'a demandé de vous prévenir et vous y emmener, Mater. J-Je vous ai attendu ici, et je – il faut que vous me suiviez."


Levant un sourcil interrogateur devant la requête, la Mater se retourna vers le groupe. "Suivez-moi", dit-elle. Son autorité transparaissait maintenant dans sa voix, qui s'était soudainement faite plus forte et plus sèche.

Le dévot (un page, tout au plus) semblait vouloir objecter quant à la présence du groupe. Un regard de sa supérieure l'en dissuada. Il balbutia un petit "S'v'voulez bien m'suiv'" et se dirigea vers les lourdes portes de la salle.

Sur le trajet, on pouvait noter qu'une certaine effervescence avait envahi les lieux. Dévots, prêtresses et même les clochards habituellement hébergés semblaient s'être passé le mot. On chuchotait au lieu de parler ; on trottinait au lieu de marcher. L'un des poivrots locaux, qui s'était réfugié dans le temple pour la nuit, s'amusait à chantonner "Je suis p'têt' qu'un clochard, mais je sais qu'c'est Shaïtar". Le temple bourdonnait, tant et si bien que la cohorte de Ténébrosi ne semblait alerter personne et se fondait dans le paysage.

Le groupe arriva à la chapelle.

Sur l'un des murs, juste en-dessous d'un œil de Sélène gravé dans la pierre, une inscription avait été tracée, visiblement au pinceau.
"O-On ne sait pas comment c'est arrivé," précisa le dévot, qui évitait de regarder les lettres écrites sur le mur. "La chapelle est habituellement gardée par un dévot, mais il a dû –"

"C'était Rivoli qui montait la garde, ce soir. Bon à rien d'ivrogne," interrompit la Mater. Sa voix était maintenant dégoûtée, horrifiée, et son vocabulaire s'en faisait ressentir.

Tout le monde restait le nez levé. Les lettres, inscrites à la va-vite, épelaient :

DI TODEN DI FERDIN VOLL STA


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Hawg
MessagePosté le: Mer 11 Avr - 22:39 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 08 Sep 2011
Messages: 169
Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

Enfin quelque chose d’intéressant. Discuter papier et chiffons n'avait jamais été mon truc. Ça par contre, c'était annonciateur de tout un tas de chose passionnantes. C'est donc de manière tout à fait enthousiaste que je lance sur un ton parfaitement laconique (parcequ'un ton enthousiaste aurait sans doute été mal vu dans cette situation) :

-Quelqu'un sait que vous prévoyez de mener l'enquête, Mater. Et il manque cruellement de bon gout pour vous le faire savoir.


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Dreanyth
MessagePosté le: Mer 11 Avr - 23:03 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 85
Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Avant de sortir de la salle d'autopsie, le Dottore retira ses gants, laissant apparaitre des mains aux doigts long et blanc que l'ont pouvait tout d'abord prendre pour des mains de squelettes. Des mains très soignées, ou plutot propres et impeccables. Il devait les laver bien des fois, à croire que c'était les lavages qui avait rendu sa peau aussi immaculée. L'apparition n'était que furtive car très vite, il prenait une autre paire de gant laissé de coté pour les enfiler. Celle ci n'était, fort heureusement pas plein de sang. Suivant alors la Mater, il resta silencieux, les bras croisés, comme attendant que quelque chose se passer. Passif ? Oui, Dottore laissait cette impression sur les autres. Il ne fallait pas se presser si l'on veut bien prendre en compte tout les éléments. Là l'élément était bien visible, un grafiti sur une église. Les jeunes gens sont tombé bien bas. Bien que quelques mots semblaient être compréhensibles, tous n'étaient pas clairs, usant de langues exotiques à Clémences.

"Cet événement semble aller dans le sens de la thèse de la guerre psychologique"


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Tav'
MessagePosté le: Jeu 12 Avr - 17:25 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 14 Nov 2011
Messages: 64
Masculin Bélier (21mar-19avr)
Nom du personnage: Leandrel von Dunkelschatten

La mater avait interrompu la conversation au bon moment, offrant ainsi à Leandrel le temps dont il avait besoin pour faire le point sur ses possibilités de renseignement à Clémence. Alors que le groupe suivait la mater hors de la pièce, il semblait perdu dans ses pensées suivant machinalement le mouvement jusqu’à la rencontre avec le dévot. Paniqué, ce dernier les mena jusqu’au mur souillé de la chapelle.

L’inscription saisit le regard de tous, puis les commentaires commencèrent. Leandrel s’approcha du mur de façon à avoir le groupe dans son dos puis examina le message en chuchotant quelques phrases incompréhensibles à Stella. Au bout de quelques secondes, il se retourna brusquement comme rappelé à l’ordre par son ombre puis scruta les alentours défiant du regard toute oreille possiblement indiscrète avant de s’exprimer.

- Je suis surpris de voir une écriture comme celle-ci à Clémence, c’est un dialecte du Sud que même un habitant du Sud peut ne jamais avoir entendu ou lu. C’est dit que « Les morts sont méritants. » ou bien « l'ont mérité. », les deux traductions sont possibles. Si comme le pense signore Silvio, ce message est lié à notre enquête, il semble évident que ces mots concernent nos victimes mais le message est trop vague pour y voir autre chose qu’un avertissement je pense.

- Par contre, Leandrel fit une pause pour regarder à nouveau les alentours d’un œil méfiant, comme je vous l’ai dit, c’est un dialecte très peu utilisé, il vient du comté d’Orffstein sur la côte Sud et même là bas, il n’est pratiqué que par une minorité. C’est pourquoi j’aurais tendance à voir dans cette inscription une signature ou tout du moins une revendication de nos deux meurtres.


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