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Dreanyth
MessagePosté le: Mar 1 Mai - 23:52 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

L'endroit où nous menait Silvio était pour le moins étonnant pour le Dottore. Non pas qu'il n'avait jamais été dans une taverne équivalente. C'est plutot qu'il n'avait pas vu un endroit contenant autant de futur patients au mètre carré. Tous mangeaient et buvaient beaucoup trop. Un régime strict et équilibré forge le corps et l'esprit, une lecon que bien peu de personne ne semble vouloir apprendre. Le parfait exemple était d'ailleurs le Scorbut qui avait fait parlé de lui dans les bas fond il y a quelques mois. Philippo restait, cependant, très prudent dans ce genre d'endroit. On rencontre tout et n'importe quoi dans ces auberges aussi bien des espions que des mercenaires, des assassins ou des ténébrosis ... pire, des dévots.


Telle une ombre, Dottore suivait le groupe, silencieux, attentif. L'endroit était suffisamment isolé pour rendre leur petit rendez vous discret mais aussi une tentative d'assassinat faisable. Fort heureusement, les discussions le rassurait un peu. Aussi bien ils étaient totalement visible au débuts, autant que Théméen faisait parfaitement diversion pour finalement être occulté par l'alcool et les autres consommations. L'alcove en elle même était plutot agréable, plus encore quand on sait que, dans cette disposition, la meilleure arme était les lames courtes, très courtes. Les plats en place, et les verres remplis, ce n'est pas pour autant que le Dottore se servait. En effet, pour manger ou boire nécessitait de retirer son masque, chose qui n'arrangeait pas le légiste.


S'en suivit d'une révélation plutot intéressante, d'autant plus intéressante que le Dottore avait fait glisser un de ses couteaux dans sa main. Son regard glacial était alors perceptible derrière son masque. Silvio et Magdalena étaient à deux doigts de déclencher une rixe. Une telle révélation signifiait souvent un piège mortel et Philippo détestaient les pièges. L'ombre du Dottore elle même se figea, tel un chien de chasse qui s'apprêtait à fondre sur ses proies. Son excitation était palpable au point qu'on pouvait presque entendre un souffle quasi animal.


*Donne moi l'ordre, je suis près*


Mais quelque chose retenait la main du Dottore. Il avait eu assez de sang pour aujourd'hui et puis, il y avait une faible chance pour que le contrat puisse aider à résoudre l'enquête. La gifle était la preuve qu'il y avait saine concurrence. De plus, si la mater avait choisi ces personnes c'est parce qu'elle avait confiance en eux. Laissant le bénéfice du doute, il attrapa l'une des serviettes qu'on leur avait apporté  et sortit de sous la table son scalpel. Sans un mot, il se mit à plier la serviette de manière méthodique pour ensuite la découper avec son scalpel


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Hawg
MessagePosté le: Mer 2 Mai - 07:08 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 08 Sep 2011
Messages: 169
Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

Silvio laissa au Dottore le temps de se défouler sur sa serviette avant de répondre à Léandrel sur un ton didactique, peut-être un peu hautain.

- "Vivant sans autre morale que celle de l'argent"? Vous avez une vision bien romantique du monde mon cher Léandrel ; nous sommes tous humains après tout. Même le Dottore, il me semble.


Un rire clair vint ponctuer la boutade et fut suivi d'une tranche de saucisson à l'ail sur un peu de pain.

- Du reste, mon cher, ce que nous autres voulons est justement tout le contraire de la réputation. Si je voulais m'assurer d'être connu, je ne me serais pas contenté de pousser ce pauvre Sovagna dans les escaliers : c'est là la différence entre les gens de mon crus et les portes-épées.

Petite pause, petite gorgée de vin.

- Enfin : j'ignorais sur quoi on allait me proposer d'enquêter lorsque j'ai répondu à l'appel de la matter mais, croyez le ou non : si j'ai effectivement tué Sovagna, la mort de Pettinengo me touche. Vous voyez, on en revient à la morale. Sovagna était un pourris, tout le monde le savait dans la rue ; Pettinengo, lui, était un type bien ; un vrai type bien, ce qui se fait rare de nos jours. Donc oui : je vous conduirais à mes employeurs et me chargerais même de savoir qui leur a demandé de m'embaucher car je suis persuadé, et l'analyse que vous avez faite - mon cher Leandrel - des origines du messages de la chapelle le confirment, que le ramassis de truand qui m'a payé n'a servis que d'intermédiaire. J'aurais du m'en douter au moment du contrat, mes services n'étant pas à proprement parler bon marchés, mais je n'y ai pas pensé. Une erreur stupide mais, comme je l'ai dit plus tôt, nous sommes tous humains.


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Raistlin
MessagePosté le: Mer 2 Mai - 20:17 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 19 Nov 2011
Messages: 58
Localisation: Ilium
Masculin Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent
Nom du personnage: Alessa Calvini

- Pettinengo n'était peut-être pas si innocent que ça.

Alessa avait jusque là suivi le groupe formé par la Mater sans beaucoup se manifester : le malaise lors de l'examen du corps avait été plus violent que prévu, et malgré le remède proposé par le Dottore, elle avait eu besoin de toute son attention pour réussir à écouter les conversations et tenir en équilibre sur ses deux jambes.

Si elle avait craint les odeurs de nourriture en premier lieu, l'estomac encore retourné, ce fut finalement l'effet inverse qui se produisit face à la planche de charcuterie qui arriva sur commande de Silvio. Réveillant son appétit, le ventre bien vide après les dernières péripéties, elle se permit de manger quelques tranches. Les règles de bienséance trop gravées dans sa chair, elle eut néanmoins quelques difficultés à manger avec raffinement, voire ne pas se jeter directement sur le plateau pour tout engloutir.

Cela dit, elle se figea néanmoins, la fourchette à quelques centimètres de la bouche, lorsque Silvio fit sa déclaration. Et lorsque Magdalena le gifla, elle ne put se résoudre à mâcher tranquillement sa nourriture, préférant reposer sa fourchette, l'esprit s'échauffant*

Et bien, quelle mission on t-a filé pour ta première sortie ma chère ! Deux assassins pour compagnons, vraiment charmant... et je ne te parle même pas des deux autres qui accusent le coup avec sérénité.

Tous sont servants de Sélène, tous sont égaux dans l'obscurité : ce qu'ils font de leur vie n'est qu'un détail, Asha, pourvu qu'ils aient la foi.

Pourvu qu'ils soient mignons...

Quoiqu'il en soit, Alessa n'avait pu retenir ces mots au sujet de Pettinengo, lorsque le Signore avait parlé de lui. Voyant qu'elle avait maintenant l'attention de tous, Alessa afficha un mince sourire et poursuivit

- Il y a, au sein du clergé, des rumeurs à son sujet... au sujet de la chapelle toute entière à dire vrai. Des rumeurs au sujet de la possibilité que Pettinengo aie côtoyé, de près ou de loin, les fidèles de Shaïtar. De telles rumeurs sont habituellement ignorées mais... Sélène est la roublarde, la déesse pour qui tous sont égaux dans l'obscurité. Pour vouloir tuer un représentant de Sélène, un homme bon tel que vous le décrivez Silvio... je ne vois que le motif religieux de possible.
_________________
L'agonie, c'est l'art de rester sur sa fin.


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Dreanyth
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 01:43 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
Masculin
Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Alors que le nom de "Shaïtar" fut évoqué, le Dottore releva la tête et regarda la source de ce nom. Son ombre, elle même sembla s'intéresser, au point de se rapprocher de son propriétaire pour lui toucher l'épaule. Elle signifiait une excitation soudaine. Entre le moment de flottement et maintenant l'énoncée de cette "légende", elle avait de plus en plus envie de bouger. Mais le plus surprenant n'était pas l'Ombre de Philippo, mais le bruit qui sortait de derrière son masque.

"Hm hm hm ..."


On aurait tout d'abord cru qu'il se raclait la gorge mais la répétition du phénomène montrait que ce n'était pas ca


"hmhmhmhehehehehe ..."


Non ... il est en train de ... rire ?


"Hahahahahahahaha"


Le rire du Docteur était cependant loin d'être quelque chose d'amusant. Un rire rauque, sombre, malsain, comme sorti d'une histoire d'horreur. Il posa alors son scalpel sur la table avant de se frotter les mains gantées de cuir. Le fou rire dura seconde avant que celui ci ne se calme, prenant fin dans une sorte de râle de plaisir. Dans celui ci on pouvait entendre une phrase :


"aaaaaah douce ironie"


D'un mouvement rapide, il reprit son scalpel pour donner un dernier coup sur le pliage pour finalement le déplier. Libéré par de nombreuses coupes, la serviette s'était transformé en un cercle formé de six Pique (comme le symbole de carte) relié les un aux autres. Il placa sa réalisation au milieu de la table en tenant l'un des Piques


"La situation est de plus en plus intéressante, mais elle nécessite d'autant plus de confiance les uns avec les autres. Je n'ai que faire de votre travail, assassins, prostituées, prêtresses, espions, bibliothécaires, il n'y a pas de sous métiers. Toutefois, certaines professions nécessitent moins de morale que d'autre, et surtout une plus grande influence à l'appat du gain que d'autre aussi je ne demanderai qu'une chose à notre petit groupe. Jurez de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour éliminer les commanditaires de l'assassinat réussit de Pettinengo. Pour sceller ce pacte, je vous invite à prendre l'un de ces Pique"


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Cendar
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 15:11 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 15 Nov 2011
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Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Les hommes étaient si stupides et allaient si vite en besogne que, déjà, Magdalena était désignée comme Assassin. Elle avait laissé planer le doute sur ses origines, de par ses connaissances du milieu vulgaire et ses manières aristocratiques, certes, mais de là à la confondre avec une mercenaire... Tout de même. A la question de Léandrel, la Matrone laissa ses lèvres s'étendre en un sourire moqueur.

- Comme vous allez tous si rapidement en besogne... Je ne crois pas m'être introduite comme une mercenaire à vos côtés, ai-je tort?

Le Dottore semblait perdre pieds avec la réalité, Silvio persévérait dans ses explications, Léandrel écoutait et les jumelles en faisaient de même. Magdalena soupira doucement. Ses employeurs... Prenant la suite de l'assassin, la putain décida d'éclaircir quelque peu sa situation, non sans une insistance certaine d'Erza.

- Contrairement à ce que vous pourriez croire, je n'ai pas reçu la mission d'assassiner Sovagna et n'ai aucun employeur, comme vous dites... J'étais venue à Clémence pour trouver cet homme afin de venger mon héritière et fille qu'il a torturée et tuée.

*Ne sois pas triste, voyons...*

Le Docteur commença à parler de son pacte. Magdalena se leva, comme pour partir. S'arrêta. Sembla perdre l'équilibre. Retomba doucement sur son siège, non sans bousculer légèrement le Docteur auprès duquel elle s'excusa. Elle était fatiguée. Soupirant, elle s'adressa à l'étrange médecin qui leur proposait un pacte comme on propose son âme au Diable.

- Et en quoi consiste-t-il, ce pacte?

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Dreanyth
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 17:03 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
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Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Alors que Magdalena retomber et qu'elle bousculait le Docteur, celui ci se figea. Il écouta les paroles de la théméenne avant de lacher son découpage et de regarder la jeune femme. Ses yeux caché par les verres étaient glaciaux et sans vie. Son regard se porta sur la main de la jeune femme qu'il prit délicatement de la main gauche, son pouce sur l'intérieur de son poignet pour sentir son pouls. Son regard revint dans celui de la théméenne pour lui signifier une chose.

"La fatigue est une chose que je peux régler. Mais pas le manque de respect. Un manque de respect que vous semblez ne pas comprendre, jolie fleure à la peau de charbon. Si je respectais la parole que je vous ai donné lors de l'autopsie, je devrais vous écorcher toutes les parties de votre corps m'ayant touché. Fort heureusement pour vous, même si je n'ai rien contre le fait d'écorcher une femme, je suis pressé d’élucider la mort du prêtre. J'ai donc le choix, soit, je m'assure que tu ne me nuise plus, comme par exemple en sectionnant, les veines de ton poignet, soit je m'assure que tu ne tenteras plus de me nuire grace à ce pacte"

Sans quitter le regard de Magdalena, et surtout sans que sa main droite n'ait laché son scalpel, le Dottore s'adresse au reste du groupe pour commencer une explication.

"Ce pacte est simple, jurez que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour résoudre cette enquête et prenez l'un de ces Piques. Le pacte sera scellé et malheurs arrivera à celui qui le trahira. En ce qui vous concerne segnora Magdalena, je propose que vous juriez que vous ne tenterez plus de me toucher si je ne vous en donne pas la permission"


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Cendar
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 17:14 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 15 Nov 2011
Messages: 97
Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Les paroles du Dottore n'effrayèrent pas Magdalena. Bien au contraire. Un sourire assuré s'accroche à la commissure de ses lèvres.

- Je n'aime pas que l'on me menace, Signore Delle Cornacchie, et je ne vois pas pourquoi je céderais à vos exigences quand vous n'êtes qu'agressivité et incompréhension...

La femme posa ses deux mains sur la table.

- Alors nous pouvons jouer à celui qui dès maintenant aura le plus d'arrogance ou bien nous pouvons en rester là, cesser ces enfantillages qui ne m'amusent point et en revenir à votre proposition... La promesse de ne plus jamais vous toucher sans votre permission? J'ai peur de ne pas avoir à vous demander votre permission si je devais avoir à me défendre de vous... Je n'ai pas besoin des origamis d'un sombre médecin pour justifier de mes paroles...

D'un regard hautain, la putain ponctua sa phrase.

- Je ne me livrerai pas à un sort dont l'auteur parait si prompt à l'autopsie de corps encore vivants.

La Matrone, assise, but quelques gorgées de vin.

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Hawg
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 17:35 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 08 Sep 2011
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Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

De son coté de la table Silvio souriait sous son masque. La célérité avec laquelle les Ténébroso se mettaient à se tirer dans les pieds était à peine croyable. Tiens, si il avait osé, il aurait ris. Cependant, nul doute qu'une telle réaction lui aurait valu les foudres des deux protagonistes. Aussi se contenta-t-il d'étaler une nouvelle tranche de jambon sur un peu de pain complet et de faire passer le tout d'un peu de vin.

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Calembreloque
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 17:46 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Incarnation du Maelström


Inscrit le: 08 Sep 2011
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En entendant la Matrone frapper des deux mains sur la table et le ton monter légèrement, quelques têtes se tournèrent vaguement vers le groupe. Ceci dit, voyant les hétéroclites personnages autour de la table, chacun sembla en déduire ses propres conclusions, et tous finirent par replonger dans leur bière ou leur conversation.

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Dreanyth
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 17:55 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
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Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Le Dottore ne bouge pas d'un pouce et sa voix est plus stable que jamais

"Contrairement à ce que vous pensez, je n'aime guère les autopsies sur personnes vivantes, les mouvements, même bénins, sont particulièrement gênant dans la précision du geste. Toutefois, s'il faut me débarrasser de personnes gênante, et de lancer un message dans les cerveaux primitifs, je suis prêt à faire des sacrifices de perfectionnisme. Que vous aimiez un pacte n'a aucun rapport avec le fait de le passer. Autant vous le dire tout de suite, je n'ai qu'une confiance limité envers vous. Même si je n'ai que peu de raison d'en vouloir à l'érudit et aux prêtresses, pour l'instant, je ne vois en vous et le Signore Silvio que des personnes qui sont étrangement reliés à notre affaire, bien trop étrangement mais je suis assez tolérant pour ne faire qu'un pacte mineur pour tout le monde. Loin d'être de la paranoïa, je souhaitais juste m'assurer de l'implication de chacun dans l'enquête. Par contre, en ce qui vous concerne, Signora Magdalena c'est plus à cause de votre manie de tenter d'user de sorcellerie ou d'un quelconque sort sur moi qui me désappointe. Comme pendant l'autopsie. Cette tentative était hautement impolie et, comme je l'ai dit précédemment, un manque de respect flagrant envers ma personne. Je pense donc que, dans un esprit de collaboration et de bonne entente, afin que nos actions concertées soient efficientes et que nous ne nous entre déchirions pas inutilement, il serait preuve de bonne foi que vous acceptiez mon pacte. Ainsi, vous resterez de votre coté, je resterais du miens, et tout le monde sera content"


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Cendar
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 18:19 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Un homme aime à parler. Les femmes n'écoutent jamais. Ou le contraire. Personne ne le sait vraiment... Mais le Docteur parlait. Magdalena reposa délicatement son verre sur la table.

- Dites-moi ce qui vous échappe dans "je n'aime pas qu'on me menace", je trouverai une autre façon de vous expliquer les choses...

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Dreanyth
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 19:22 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Inscrit le: 16 Nov 2011
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Localisation: Paris
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Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Un autre petit "hmm" sortit du masque du Docteur. Son regard se plantant un peu plus dans celui de la Théméenne. Son masque, totalement immobile, éclairé par les chandelles, devenait étrange. Les ombres dansante, lui donnait un visage similaire mais avec une expression menacante, sombre. Comme si un nouveau visage apparaissait, celui de la mort. L'espace d'un instant fugace, la lumière permit à la femme à la peau noir de percer les verres du médecin, un regard ambré. A moins que ca ne soit les flammes alentour qui se refletaient dessus. Tel un diable, la flamme dans ses yeux étaient entouré d'un abysse de ténèbres. Le Dottore étaient il seulement humain, en tout cas, son inhumanité, sa méthode froid, la précision de ses mouvements, laissait pensée à une chose qui était plus proche d'une créature de l'outretombe que d'un médecin. Les mots qui sortait de sa bouche étaient alors plus sombre et monocorde que jamais.

"Peut être avez vous raison, je ne suis qu'agressivité et incompréhension. Peut être comprendrai je mieux dans vos cris de douleur. Voulez vous que nous essayons ?"


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Hawg
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 19:28 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Nom du personnage: Signore Silvio Maschera

Silvio posa tranquillement son verre de vin et pris la parole sur un ton raisonnable.

- Il me semble que nous avons déjà attiré l'attention de quelques personnes et je pense que c'est plus que nécéssaire.

Il se tourna vers Philippo :

- Dottore, mademoiselle Mattiuzzi, il semble que nous soyons dans une impasse et faire monter les enchères de menace ne me semble pas pertinent. Aussi voila un compromis possible : le dottore abandonne l'idée du pacte et garde les pics, aussi charmants soient-ils et Magdalena se tient à distance respectable du dottore. Ainsi, le sentiment de chacun est préservé, la tension retombe et nous n'aurons plus qu'à organiser un bal pour fêter ca. Qu'en dites vous?


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Cendar
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 19:47 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Nom du personnage: Magdalena Mattiuzzi

Magdalena observa. Elle tenta de ne pas rire. Ne pas rire. Ne rien répondre. Ne pas relever. Demeurer calme. Ne pas rire. Jamais.

* C'est sûr que, là, niveau opportunité, se rire de tout ça paraît un peu limité sur les débouchés *
* Comme tu dis si bien les choses... *

Les paroles de Silvio eurent un quelque chose d'apaisant mais nul doute que les seuls mots de l'assassin ne calmeraient pas les névroses du médecin.

- Vous devriez vous détendre, Dottore, prenez donc un verre de vin, les choses iront mieux par la suite. Il n'est qu'une forme de cri que j'accepte de pousser et je doute que nous en soyons là à cette heure et à ce jour... Me trompe-je?

Moquerie. Encore. Elle tendit une main qui aggrippa entre deux doigts l'un des piques. Sans détourner son regard de celui du Docteur, ses lèvres prononcèrent quelques mots.

- Je promets à ce jour de faire tout mon possible pour découvrir l'identité de l'assassin de Sovagna et du Père ainsi que son mobile.

Elle lâcha la fleur de papier. Ses paroles n'iraient pas plus loin. Ses lèvres esquissèrent un sourire moqueur. Elle tourna un visage amical au reste de l'assistance.

- Si ces messieurs dames ont envie de s'adonner aux origamis à leur tour, que nous puissions passer à autre chose, à présent.

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Dreanyth
MessagePosté le: Jeu 3 Mai - 20:06 (2012)  Scène 1 --> Répondre en citant

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Nom du personnage: Dottore Philippo Delle Cornacchie

Stopper les enchères ? Dottore y songeait aussi, mais dans sa vision, il plantait le scalpel le bras de la théméenne et s'en allait tranquillement. Mais la catin avait, semble-t-il accepté de prendre le Pique, le pacte était passé. Il relacha son étreinte et se replaca dans son siège.

"Merci d'avoir accepté le pacte, c'est un pas en avant que j'apprécie"

Le scalpel disparaissait dans la main du médecin qui remettait son masque comme le fond certaines personnes avec des lunettes. Toutefois, malgré la descente de la tension, le Dottore poussa une fois encore le verre pour l'éloigner un peu plus.

"Merci pour le vin mais je n'ai pas soif, désolé, et en ce qui concerne la détente, ce n'est pas contre vous, mais votre présence, avec ce verre de vin me rappelle bien trop le travail pour que cela me permette de me détendre. La syphilis et la cyrrhose ont fait tellement de ravage dans certains quartier ..."


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